SUR LES PETITES ROUTES DE FRANCE …

By NINON - lundi, juillet 26, 2021



Pour descendre dans le Gard nous avons pris l’autoroute, sans trop réfléchir, parce que c’est plus sûr dit-on et que tout le monde ou presque le fait. Mais en réalité ça nous a coûté la modique somme de 200 euros car la vitesse consomme plus d’essence et aussi, comme la route est monotone et demande beaucoup de concentration, une étape d’une nuit s’est avérée nécessaire. N’oublions pas les péages français qui ont tout du vol qualifié.
Alors pour rentrer, nous avons décidé de prendre les routes départementales, comme dans Les beaux étés et comme le faisaient nos parents, pour prendre notre temps, faire encore un peu durer cette aventure d’un été et voir du pays, comme on dit.
Nous sommes partis tôt, à 7h du matin exactement, avec l’idée de faire une pause toutes les deux heures environ et nous avons bien fait.

Les enfants se sont moins ennuyés car il y a plein de choses à voir, nous avons mangé vietnamien en Corrèze, vu des aigles, des vaches, des chevaux, des moutons, pris de petites routes charmantes, roulé seuls ou presque, constaté que les villages se sont tristement vidés, leurs commerces ayant fermé, privés des voyageurs de passage qui préfèrent maintenant l’autoroute aux routes départementales. 
En fait, nous avons pris la route des vacances de mon enfance, celle qui nous menait avec ma mère et mes frères de Nîmes à la Corrèze, chez mes grands-parents. 
Nous nous sommes arrêtés un instant au lac de Viam, là j’ai senti cette odeur caractéristique de fougères et de sous-bois, l’odeur de mes étés passés et je me suis sentie bien et triste à la fois.
Nous avons repris la route, menés par le hasard des chemins et c’est ainsi que nous nous sommes arrêtés à Ouradour sur Glane, un endroit où je ne me serais certainement jamais arrêté sans cela, car il se trouve dans une région qui ne m’attire pas particulièrement. Pour tout vous dire, je ne savais même pas que ce funeste village se trouvait là et ça m’a rappelé qu’il n’y a rien de plus efficace que l’Histoire et la Géographie vivantes.
Ouradour sur Glane est le triste témoin que l’homme est capable du meilleur comme du pire, il est aussi le vestige d’une France de tous les métiers, d’une France où il faisait certainement bon vivre hors temps de guerre. Ce fut une visite très émouvante, tout particulièrement pour mon aînée qui est à l’âge des émotions vives.
Je vous partage ici quelques images car oui il est important de se souvenir.

Quand à la route, nous sommes arrivés à destination à 21H, avec un seul plein, en ayant pris notre temps, roulé doucement, regardé la beauté des paysages français, sans jamais se sentir fourbus, lassés ou fatigués, et pour se retrouver à la fin  avec les yeux et l’âme pleins de nouvelles couleurs et de bons souvenirs passés ensemble.
Nous nous sommes dis que dorénavant, nous ne prendrons que les routes départementales car elles sont belles et vivantes, et qu’après tout: “rien ne sert de courir, il faut partir à point”.
Essayez et vous verrez combien prendre son temps est précieux …


















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