PENSÉE D’UN MERCREDI DE MAI

by - May 26, 2021



En ce début d’après-midi, bien gris et encore venteux, je me suis dit que j’allais vous donner de mes nouvelles et par la même occasion en demander des vôtres.
C’est étrange ce mois de mai qui n’en est pas vraiment un, cette liberté retrouvée qui ne l’est pas encore tout à fait ... c’est comme si le monde était en suspens, comme si quelque chose devait bientôt arriver, mais quoi exactement ? 
Moi aussi je flotte entre deux eaux. D’un côté je rêve de partir, d’explorer à nouveau et de l’autre, j’ai le nez dans mes projets car je sais pertinemment qu’il faut rester le temps que tout se mette en place. Le travail est grand et demande du temps. 
Et comme j’ai plein d’idées, il me faut les trier, les organiser et les mettre sur papier. J’ai envie que ça avance plus vite et en même temps, quand je regarde mes enfants qui ne cessent de grandir, j’ai envie de pouvoir ralentir le temps. La complexité humaine ... 
L’Australie me manque souvent ces derniers temps, il faut dire qu’elle fait partie de tout ce qui se trame en ce moment. Tous les jours je me plonge dans nos souvenirs, dans nos images, je pense aux endroits que nous aimons, aux gens que nous avons quitté, aux sons, aux odeurs, aux couleurs... mais je sais que le temps viendra pour nous d’aller à nouveau fouler ses terres ocres et serrer dans nos bras nos amis de tout là-bas. 
Et si d’un côté j’ai toujours envie d’être ici avec vous, de l’autre non, car j’aimerais pour le temps présent ne pas voir tout ce qui me manque. Il serait alors plus facile de rester concentrée sur ma tâche, mon esprit n’irait pas vagabonder d’une terre à l’autre et mon envie de bougeotte serait peut-être un peu moins vive ... mais que voulez-vous, j’ai toujours été un coeur nomade.
En ce mercredi gris, j’espère que votre esprit est en paix, que vous arrivez à vous accommoder de cette interminable latence, que votre esprit est plein de projets et votre coeur d’amour. J’espère aussi que dans l’infini de la toile vous tomberez sur ces mots et que vous saurez, qu’à cet instant exactement, quelqu’un sur cette terre pense à vous, là à son bureau, tout près de la fenêtre qui s’ouvre sur ce grand arbre dansant sous le vent de mai.

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